Quand on parle d’éthique,on parle de valeurs !

« L’acheteur recherche l’efficacité, l’amélioration de la qualité des prestations et l’optimisation des coûts globaux (immédiats et différés) au sein d’une chaîne de valeur et en mesure l’impact ».

 

Intégrer les achats écoresponsables c’est un choix d’entreprise !

Avant tout autre chose vous avez mis en place une politique achat en cohérence avec la stratégie générale de l’entreprise.

  • Implication de la direction générale,
  • Communication interne et externe,
  • Cohérence avec la politique de développement des produits,
  • Etablissement de règles de déontologie.

Les préoccupations environnementales peuvent être prises en compte lors de vos achats !

La nature et l’étendue des besoins à satisfaire sont déterminés avant le lancement des consultations en tenant compte des objectifs de développement durable dans leurs dimensions économique, sociale et environnementale et cela afin de les intégrer dans l’ensemble des phases de votre processus achats !

Le processus achat se décompose généralement en 7 grandes phases, qui ont elles-mêmes des sous-phases comme :

  • le Marketing achat,
  • la Veille technico-économique,
  • l’Évaluation des Risques,
  • le Pilotage et le Suivi des Indicateurs clés,

 

Voyons maintenant comment insérer concrètement phase par phase des critères éco-socio responsables dans vos achats.

I. La première phase de notre processus achat concerne LA DÉFINITION DU BESOIN, elle revient à définir correctement le produit ou le service que l’on veut acheter. Le contexte de l’achat permet aux fournisseurs d’avoir une vision claire du besoin et des enjeux.

Nous allons nous intéresser plus précisément à l’outil associé qu’est le Cahier des Charges (Technique ou Fonctionnel). C’est une phase qui réclame beaucoup de rigueur car elle est la base de la réussite de votre futur achat.

1. En premier lieu vous devez définir avec les parties prenantes de l’entreprise (R&D, BE, Qualité, Marketing, Commerce, Direction, …les critères éco-socio responsables (externalités) à inclure au cahier des charges produit.

Par exemple :

La conception cherche à réduire au maximum : les matières toxiques pour privilégier l’utilisation de matières bio, les emballages afin de générer le minimum de déchets et privilégie l’écoconception, la durabilité, la garantie étendue.

L’acheteur posera des questions sur :

  • la labellisation et/ou la certification produit (par exemple le produit bénéficie t’il d’un étiquetage environnemental de type III – ISO TR 14025 : Consiste en la mise à disposition de données quantitatives sur les impacts environnementaux d’un produit)
  • le type et % de matières considérés comme des Terres rares, susceptibles de pénurie, composant le produit
  • La proportion de matière vierge, recyclé et/ou recyclable dans le produit
  • la consommation d’eau et/ou d’énergie pour fabriquer le produit

2. Ensuite il vous faut monétariser ces critères (valeur et pondération) afin de leurs donner un poids suffisant sur votre choix final. En effet les produits recherchés seront aussi jugés sur des critères extra financiers (certification, écoconception, …) afin d’accorder à l’écologie une part plus grande dans vos décisions. Par exemple sur une note totale de 100, vos critères éco-socio peuvent représenter 30 points, c’est à dire qu’ils pèsent pour 30% dans la décision finale.

3. Et enfin il faut inclure ces externalités dans les cahiers des charges qui serviront à vos futurs appels d’offres. Cela permettra de communiquer efficacement et clairement auprès de vos fournisseurs sur votre niveau d’attente éco-socio responsable.

II. La seconde phase concerne LE SOURCING certainement la phase la plus longue du process mais une des plus essentielle. La recherche de fournisseurs doit faire l’objet d’un travail minutieux, notamment comme dans notre cas si le besoin a évolué et qu’il est nécessaire de rechercher de nouveaux partenaires.

L’outil qui nous intéresse particulièrement est l’Audit de pré-évaluation (désigné souvent par le terme Anglais : Request For Information – RFI) :

1. Bonne nouvelle, les critères définis à la phase 1 seront les mêmes, mais cette fois ils seront pas orientés Produit mais « Fournisseur ».

2. Ensuite une fois de plus il vous faut monétariser ces critères (valeur et pondération) afin de leurs donner un poids suffisant sur votre choix final. En effet une fois de plus les prestataires seront aussi jugés sur des critères extra financiers (engagements environnemental et social, normes et labels associés, …) afin d’accorder à l’écologie une part plus grande dans vos décisions.

3. Enfin inclure ces critères dans la demande d’informations afin de communiquer auprès des fournisseurs sourcés vos attentes éco-socio responsables. Ceux retenus à la suite seront forcément plus à même pour répondre aux critères définis dans le Cahier des charges fourni avec l’Appel d’offres en phase 3.

III. La troisième phase concerne L’APPEL D’OFFRES (désigné souvent par le terme Anglais : Request For Qotation – RFQ). Soigner son appel d’offres est une étape incontournable pour intégrer les meilleurs fournisseurs. Cette phase comprend plusieurs outils mais deux nous intéressent particulièrement :

1. Le premier dont nous avons déjà parlé le Cahier des charges du produit ou du service recherché, comprenant les critères déterminés en phase 1.

2. Le second concerne le Cadre de réponse, outil essentiel pour une bonne lecture des offres. Ce dernier doit être pensé en Coût Global de Possession (TCO) et en Cycle de Vie (LCC) et doit inclure :

 

–      les critères Economiques (Prix, Transport, Consommation, Destruction – Enlèvement, Garantie, Consommables, Maintenance,…)

–      et les critères Eco-socio responsables (Écoconception, Part des achats DD, Types de matières première, Recyclabilité, Emballages,…)

Une fois ces trois phases du processus achat complétées vous aurez réalisé le plus gros du travail.

 

Jérôme Lombard
Consultant Formateur Achats 
Fondateur du Business Game Compit

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