Développement durable

En résumé, la RSE vise à intégrer les principes du développement durable aux entreprises ou aux organisations en général (organisme public, association, etc.). On entend parfois parler de RSO pour la Responsabilité Sociétale des Organisations.

Effectivement, avant la RSE, on parlait de développement durable : « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins » (Rapport Bruntland de l’ONU en 1987). Puis, l’ONU a précisé les choses en 1992 en définissant les 3 piliers du développement durable : économique, environnemental et social. A l’époque, il s’agissait surtout de sensibiliser les états et les grandes entreprises à mieux concilier ces 3 dimensions pour faire face à un monde qui change : des ressources naturelles qui s’épuisent au niveau mondial et des besoins toujours plus nombreux à satisfaire du fait principalement de l’émergence d’une société de consommation sans limite et aussi d’une croissance démographique très importante depuis les années 50.

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Au cours des années 90 et 2000, le développement durable s’est immiscé dans les entreprises progressivement, d’abord dans les grands groupes avec la nécessité surtout de rassurer les actionnaires. C’est ainsi qu’on a vu émerger les fondations d’entreprises et l’essor du mécénat en particulier. La législation s’est également précisée pour obliger les entreprises à mieux rendre compte de leur engagement dans la RSE avec la Loi NRE en France dès 2001 à destination des entreprises cotées. Puis, les lois issues du Grenelle de l’environnement de 2007 ont renforcé la pression sur les entreprises afin de les inciter à mieux appréhender la préservation des espaces naturels dans leur stratégie. Cela concerne de plus en plus d’organisations avec un seuil d’effectifs descendu à 500 salariés et plus. En parallèle, bon nombre de PME ont engagé des démarches RSE pour faire face aux demandes de leurs donneurs d’ordre de plus en plus exigeants dans ce domaine ou par conviction de contribuer à une économie plus juste et à un environnement plus sain.

De plus, la communication des marques en matière de développement durable et en particulier sur les aspects environnementaux a littéralement explosé à partir de la fin des années 90 et jusqu’à aujourd’hui où les arguments de la nature et plus globalement de la RSE s’invitent très régulièrement dans les campagnes de communication. Le greenwashing, le socialwashing…les excès de communication sont encore très présents à l’heure actuelle.

L’année 2010 a marqué un tournant avec la parution de la norme ISO 26000 qui constitue un outil et un moyen de langage commun pour toutes les organisations de par le monde. Ainsi, de plus en plus d’entreprises ont décidé de structurer leur approche du développement durable sur la base de ce référentiel très complet. Des labels ont également été développés en France comme dans d’autres pays européens avec le souci de faire reconnaître la maturité des démarche RSE auprès des parties prenantes.

Le chemin est encore long…

En conclusion, nous pouvons dire qu’en 2020, la RSE est mieux appréhendée par les acteurs économiques, la prise de conscience est là et une part grandissante d’entreprises souhaite s’engager dans cette démarche pour répondre aux différents enjeux planétaires : réduire la pression sur les ressources naturelles, lutter contre le dérèglement climatique, réfléchir à une répartition plus équitable des richesses, accompagner les clients vers une consommation plus raisonnée, développer son ancrage local, etc.

Mais le chemin vers un développement plus soutenable est encore long, les entreprises doivent aller encore plus loin pour intégrer la RSE au centre de leur business model, pour remettre en cause leur stratégie marketing, leur offre produits/services, leur R&D et en collaborant plus étroitement avec toutes les parties prenantes de la société.

Après la prise de conscience, le temps est venu d’agir, vraiment, sur les enjeux stratégiques pour chaque secteur d’activité tout en mesurant les bénéfices pour l’environnement, les êtres humains et la société toute entière. L’amélioration continue des démarches RSE a encore de beaux jours devant elle…

Auteur : Sébastien COQUARD
Spécialiste de la RSE – Dirigeant de RSE ATTITUDE –

Formateur Campus IEQT Vichy

 

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